SOMMAIRE
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FRANCE |
17000 |
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ALLEMAGNE |
76000 |
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ESPAGNE |
45000 |
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ROYAUME-UNI |
60000 |
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ITALIE |
32000 |
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CANADA |
40000 |
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U.S.A |
800000 |
L'histoire
Tout a commencé un beau jour de 1921. Oh, bien sûr, il y avait eu quelques antécédents : des signaux de fumée utilisés
par les Indiens, au télégraphe de Chappe, de l'invention du brave Samuel Morse à celle de Monsieur Marconi, autant d'étapes sur le
chemin de ce qui allait devenir "la Communication".
En 1921, un premier radioamateur reçoit son indicatif attribué officiellement par l'administration française. Un chiffre et deux
lettres qui vont lui coller à la peau : 8AA.
A chaque liaison établie avec un correspondant, il passera cet indicatif, véritable seconde identité pour lui. Il effectuera de
nombreux essais en collaboration avec les Américains. Un an plus tard, un autre homme 8AB, allait réaliser la première liaison
bilatérale transatlantique. Par la suite, tout ira très vite et les radioamateurs vont participer activement à l'évolution
technique de la radio pour en faire ce que nous connaissons aujourd'hui.
De la télégraphie morse aux communications spatiales
Vous ne le saviez peut-être pas mais, si la radio est devenue ce qu'elle est aujourd'hui, c'est en grande partie grâce aux travaux
réalisés par des gens désintéressés (financièrement), littéralement passionnés par leurs recherches. Les premières liaisons
ont eu lieu en télégraphie au moyen du code Morse, une succession de points et de traits formant les caractères de l'alphabet, les
chiffres et les signes de ponctuation. Le déchiffrer demande un peu d'entraînement mais on apprend assez vite. Puis est venue la
téléphonie, permettant l'échange de la parole. Le matériel évolue ! Après la parole, l'image. La télévision est née, ouvrant
une fenêtre magique où apparaissent les événements du monde entier, tragiques et heureux. Le matériel évolue ! Un premier objet
tourne autour de la Terre en émettant un bip-bip régulier : Spoutnik, c'est son nom, ouvre la voie aux communications spatiales. On
peut téléphoner à Tokyo ou Los Angeles sans se rendre compte de la distance. Le matériel évolue !
Et demain ? Que va-t-on encore découvrir ? Le matériel évoluera encore, c'est certain, peut-être avec votre collaboration puisque
vous continuez à lire ce texte car, dans toutes les étapes évoquées ci-dessus, les radioamateurs ont joué un rôle important.
LES
ACTIVITES DES RADIOAMATEURS
La radio, comment ça marche ?
Ne partez pas, on ne va pas vous faire un cours de physique et d'électronique ! On peut "faire de la radio" sans pour
autant être ingénieur en télécommunications. Seules quelques connaissances de base sont indispensables.
Pour établir une liaison radio, il faut ce que l'on appelle un émetteur et, à l'autre bout, un récepteur. Les deux sont reliés à
une antenne. Entre les deux antennes, la distance est plus ou moins grande. Alors, c'est magique ? Non, pas vraiment et tout
s'explique scientifiquement par ce que l'on appelle la propagation des ondes électromagnétiques. Ces ondes cheminent entre les
antennes en suivant la surface de la Terre et en se réfléchissant sur certaines couches de l'atmosphère. Elles parcourent leur
chemin à la vitesse de 300000 km à la seconde. Pas le temps de les voir passer ! Que l'on transmette de la musique sur votre station
rock FM préférée, une image de télévision, ou des messages de presse, le principe reste le même.
En simplifiant au maximum, on peut dire que l'émetteur code les signaux, les ondes les acheminent, le récepteur les décode. Bien
sûr, il existe de grosses différences entre les matériels, selon que l'on transmette du son ou des images ou tout autre type
d'information. Si vous décidez d'aller plus loin dans la découverte de la radio, vous en apprendrez plus sur la question. Du vieil
émetteur télégraphie de nos ancêtres aux systèmes modernes de transmission par satellites, la technique a beaucoup évolué, les
activités des radioamateurs également.
Quelles sont ces activités ?
Dans le monde entier, les radioamateurs reçoivent une licence qui leur donne le droit d'émettre. D'un pays à l'autre, les
conditions d'attribution, les réglementations sont différentes. En règle générale, les radioamateurs n'ont pas le droit de dire
"sur les ondes" (entre eux, ils disent "sur l'air") n'importe quoi. Le contenu des messages est souvent limité,
ce qui les différencie des cibistes.
Dans certains pays très libéraux, les radioamateurs peuvent coupler leur émetteur à une ligne téléphonique. Ainsi, pour le prix
d'une communication locale, ils peuvent mettre en contact des gens géographiquement très éloignés. En France, pour ne pas porter
atteinte au monopole des communications, détenu par les PTT, il est absolument interdit de se livrer à des conversations
personnelles.
De même, sont interdits tous les débats ou sujets politiques, religieux, ou n'ayant pas trait directement à l'émission d'amateur.
Alors, de quoi peuvent bien parler entre eux les
radioamateurs ?
Essentiellement de techniques. Au pluriel car l'informatique, les techniques spatiales, l'astronomie (entre autres), sont admises en
plus de l'électronique et de la radiocommunication. On les entend aussi parler d'associations, de réunions, d'expositions propres à
ces activités.
Et, où est l'intérêt ?
Le principal intérêt réside dans l'ouverture d'esprit à laquelle incite le radioamateurisme. Imaginez un peu ! On commence par
voyager sans quitter son fauteuil : où se trouve cette petite île, que je viens de contacter ?
Quelle est la capitale du Zaïre ? Où se trouve le Surinam ?
Rien de tel pour améliorer ses connaissances en géographie ou, plus simplement, rêver un peu !
Les philatélistes seront comblés : des échanges deviennent possibles avec le monde entier. Même votre concierge va rêver en
recevant ces enveloppes en provenance de tous les pays !
Quant aux esprits scientifiques, ils trouveront matière à se satisfaire. Qu'il s'agisse du principe de fonctionnement d'une antenne
ou des "prévisions" de la propagation vers un pays donné, tout n'est qu'interprétation de lois physiques que, bien
souvent, ils découvriront en expérimentant. Partir à la recherche d'une station située à l'autre bout du monde implique de
prendre en compte l'heure du jour, et pas seulement pour des raisons de décalages horaires, mais aussi à cause de phénomènes de
propagation, liés au jour et à la nuit.
Ces limitations sont-elles frustrantes ?
S'il est indiscutable que la CB est plus conviviale, qu'on peut y dire pratiquement ce que l'on veut (hélas parfois !), il faut
reconnaître également qu'elle ne favorise guère l'expérimentation. Les fréquences allouées à cette activité sont limitées,
ainsi que la puissance et le type de transmission. Par contre, on peut converser pendant des heures sans être passible d'une
quelconque réprimande.
Le radioamateur, lui, dispose d'un large éventail (on dit "spectre") de fréquences disponibles. Voyons un peu ce qu'il en
fait.
Trafiquer, expérimenter, construire
Le trafic est un peu l'aboutissement du radioamateur. Qu'il soit purement "local", pour discuter technique avec des amis, ou
à longue distance, pour rechercher des pays rares, le trafic demeure une source de plaisir quotidien.
L'expérimentation est passionnante mais elle requiert beaucoup de patience et un certain sens de l'observation. Elle peut se
pratiquer sur des idées personnelles ou par la mise en application de principes fondamentaux.
La construction du matériel, bien que n'étant plus pratiquée que par un nombre réduit d'amateurs, n'en reste pas moins une source
d'enrichissement pour l'esprit.
LES
MODES DE TRAFIC
La télégraphie
A l'origine, nous l'avons vu, les liaisons s'effectuaient uniquement en télégraphie, en utilisant le code Morse. Croyez-vous que ce
type de transmission soit démodé ? Eh bien, vous vous trompez : il demeure le plus efficace en cas de parasites et de brouillages.
Bien sûr, l'apprentissage de ce code (la lecture au son) demande un petit effort personnel. Cet effort sera vite récompensé par le
plaisir que l'on peut éprouver à écouter des messages transmis en télégraphie. La période d'apprentissage sera fonction du temps
que l'on consacrera, quotidiennement de préférence, à cette activité. Tout comme pour la musique, l'oreille doit être éduquée
et seule la pratique permet de progresser.
Il faut compter entre 3 à 4 mois et 1 an, selon le temps disponible et les talents de l'élève. L'immense avantage de la
télégraphie, c'est que l'on peut aisément construire son émetteur sans qu'il soit nécessaire de posséder un important matériel
de mesure et sans trop y investir d'argent. Pour réussir le contrôle de connaissances, auquel doivent se soumettre les radioamateurs
désirant trafiquer en télégraphie, il faut être capable de lire des messages à la vitesse de 10 mots par minute. Les opérateurs
entraînés trafiquent à des vitesses supérieures à 20 voire 30 mots par minute... et jusqu'à 60 mots pour les plus doués.
Souvent, les liaisons à très grande distance (on dit "DX") ont lieu en télégraphie car les signaux sont faibles.
Alphabet morse
A di-dah
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z
1
2
3
4
5
6
7
8
9
0
signe =
?
point
virgule
/
erreur
dah-di-di-dit
dah-di-dah-dit
dah-di-dit
dit
di-di-dah-dit
dah-dah-dit
di-di-di-dit
di-dit
di-dah-dah-dah
dah-di-dah
di-dah-di-dit
dah-dah
dah-dit
dah-dah-dah
di-dah-dah-dit
dah-dah-di-dah
di-dah-dit
di-di-dit
dah
di-di-dah
di-di-di-dah
di-dah-dah
dah-di-di-dah
dah-di-dah-dah
dah-dah-di-dit
di-dah-dah-dah-dah
di-di-dah-dah-dah
di-di-di-dah-dah
di-di-di-di-dah
di-di-di-di-dit
dah-di-di-di-dit
dah-dah-di-di-dit
dah-dah-dah-di-dit
dah-dah-dah-dah-dit
dah-dah-dah-dah-dah
dah-di-di-di-dah
di-di-dah-dah-di-dit
di-dah-di-dah-di-dah
dah-dah-di-di-dah-dah
dah-di-di-dah-dit
di-di-di-di-di-di-di-dit
La téléphonie
C'est ainsi que l'on nomme les transmissions permettant d'utiliser directement la parole. Ce procédé ne demande aucune disposition
particulière de la part de l'opérateur, le minimum concernant les procédures de trafic devant être acquis lors du contrôle de
connaissances.
Une question vient immédiatement à l'esprit : comment font les radioamateurs du monde entier pour discuter entre eux ? La réponse
est simple : ils utilisent l'anglais qui est la langue la plus répandue dans le monde. Pas besoin de sortir d'Oxford pour établir
une liaison avec un Russe ou un Japonais car il existe un minimum de mots permettant de se comprendre. Certains opérateurs ne
connaissent d'ailleurs que cette phraséologie de base. Par contre, si l'on veut dialoguer plus longtemps avec un Anglais ou un
Américain, on trouvera là, un champ d'application de l'enseignement qu'on aura pu recevoir à l'école. De même, il est permis de
s'exprimer dans la langue du correspondant : italien, allemand, espagnol, russe etc., pourvu que l'on soit capable de la pratiquer
suffisamment.
On le voit, le radioamateurisme est un excellent moyen de cultiver les langues étrangères pour peu qu'on le désire.
Alphabet phonétique international
A Alpha
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z
Bravo
Charlie
Delta
Echo
Foxtrot
Golf
Hotel
India
Juliet
Kilo
Lima
Mike
November
Oscar
Papa
Quebec
Romeo
Sierra
Tango
Uniform
Victor
Whiskey
X-Ray
Yankee
Zulu
Les transmissions digitales
L'information peut aussi être échangée sous forme de messages écrits. Les plus connus sont les "télex", comme
ceux des agences de presse mais les radioamateurs en ont développé bien d'autres et les machines mécaniques, bruyantes et sales,
cèdent leur place aux ordinateurs silencieux, propres, et beaucoup plus puissants.
On peut recevoir des bulletins d'information sur la propagation, les expéditions lointaines, la vie associative, tout en étant
absent de chez soi, après avoir réglé son récepteur sur la bonne fréquence.
Des techniques encore plus modernes, telle que la transmission par paquets (très proche du Transpac utilisé par les entreprises ou
le Minitel), sont rapidement passées du stade expérimental au stade opérationnel. D'immenses réseaux se constituent à travers
tous les pays, permettant d'échanger des informations en utilisant d'autres stations radio comme relais. Tout l'intérêt de ces
modes de liaison c'est que l'on peut conserver une trace écrite des différents messages. De plus en plus, la tendance est à
l'utilisation de "boîtes aux lettres", dans lesquelles on peut laisser un message destiné à d'autres correspondants
(tiens, ça ressemble vraiment aux serveurs Minitel ou à l'INTERNET !).
Le facsimilé (ou fax)
Ce mode permet de transmettre des documents écrits, textes ou graphiques, cartes, schémas, photos.
En réception, beaucoup d'amateurs se règlent sur les stations météo qui transmettent régulièrement des images issues de
satellites ou des cartes destinées à la navigation maritime ou aérienne. On peut ainsi s'exercer à faire ses propres prévisions
météo.
La SSTV (Télévision à balayage lent)
Ce mode permet de transmettre des images fixes à très longue distance. Grâce à la SSTV, on peut découvrir le visage de son
correspondant, situé à des milliers de kilomètres. Ces transmissions d'images ont connu un rapide essor ces dernières années,
grâce aux ordinateurs personnels. Les circuits d'interface, permettant d'émettre et recevoir en fax et en SSTV ne coûtent que
quelques dizaines de francs et les logiciels sont souvent en libre-essai (shareware).
Les très hautes fréquences
Les débuts de la radio ont fait largement usage des ondes courtes. Elles ont leurs avantages et leurs inconvénients.
Pour des liaisons à "plus courte distance", il est possible d'utiliser ce que l'on nomme les VHF ou UHF (abréviations en
anglais de Very High Frequencies et Ultra High Frequencies).
En théorie, ces ondes ne se propagent qu'en ligne droite et ont une portée "optique".
La pratique est fort différente et l'expérimentation sur ces fréquences est un vaste champ ouvert sur le futur. L'immense avantage
de ces gammes d'ondes est qu'elles sont moins perturbées par les parasites et surtout, beaucoup moins occupées. Elles réservent
d'excellentes surprises à leurs amateurs et, avec un peu de flair (appelons-le plutôt expérience), on peut y réaliser des liaisons
exceptionnelles à très grande distance, l'été ou sous certaines conditions météorologiques.
On le voit, les sciences se rejoignent fréquemment dans la vie quotidienne du radioamateur.
La télévision
Les radioamateurs sont également autorisés à transmettre des images. Nous ne rentrerons pas dans ces détails trop complexes
mais, en ondes courtes, et avec un minimum de moyens, on peut échanger des images fixes (un peu comme un diaporama), d'un bout à
l'autre du monde.
En UHF, on peut procéder à des émissions de télévision, y compris en couleur. La portée est beaucoup plus limitée. Pas question
de diffuser un western ou un dessin animé : seules les prises de vues en relation directe avec les activités des radioamateurs sont
autorisées.
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, un ensemble d'émission-réception télévision est plus facile à construire et à
mettre au point qu'un émetteur-récepteur ondes courtes performant.
LES
RADIOAMATEURS ET L'ESPACE
Les satellites
Toujours fidèles à leurs principes, les radioamateurs se sont rapidement lancés, à leur manière, dans l'exploitation de l'espace.
Ils ont construit un premier satellite, généreusement mis sur orbite par une fusée américaine, et en utilisent de nos jours plus
d'une douzaine quotidiennement.
Ces satellites sont de construction japonaise, russe, américaine, anglaise, etc. et permettent aux radioamateurs d'établir, en les
utilisant, des liaisons qui seraient impossibles autrement. De plus, ils offrent la possibilité d'accroître les connaissances sur
les techniques spatiales et des lois physiques. La prévision des passages de ces satellites fait souvent appel à l'informatique.
Divers programmes ont été écrits dans ce but, les plus performants faisant apparaître le satellite sur une carte du monde.
Certains radioamateurs couplent même leurs antennes à l'ordinateur pour assurer une poursuite automatique du satellite. De grandes
expériences ont eu ou auront lieu, transmettant, par exemple, des images de la Terre. Pour la petite histoire, signalons également
que, tour à tour, Américains et Russes en orbite autour de la Terre effectuent des liaisons avec des radioamateurs. Les Américains
ont même transmis des images depuis la navette. Les Russes, à bord de la station MIR, continuent ce genre d'expériences. Il existe
désormais un vaste programme éducatif, faisant appel aux étudiants d'universités du monde entier, visant à vulgariser ces
techniques spatiales (programme SAREX).
L'utilisation de la Lune
Non, les radioamateurs ne sont pas encore allés sur la Lune, sinon ça se saurait ! Ce qui est moins connu, c'est que certains
d'entre eux utilisent notre bon vieux satellite naturel comme réflecteur d'ondes. Ils dirigent leurs antennes vers la Lune (pas
facile de la viser) et émettent avec une forte puissance des signaux qui, après réflexion sur son sol, reviennent sur Terre,
effectuant un parcours de 760000 km. L'écho est entendu seulement un peu plus de deux secondes après !
Cette activité demande un équipement très performant dont la mise au point est souvent faite par des équipes de passionnés. Quand
on vous dit que l'expérimentation est l'un des maîtres mots de leur vocabulaire !
Et celle des météorites
Selon le même principe, ils profitent des pluies annuelles de météorites pour réaliser des liaisons hors du commun. Les
ondes émises se réfléchissent sur les essaims de ce que nous appelons des "étoiles filantes".
Ces techniques exigent à la fois une bonne connaissance de ces phénomènes naturels mais aussi un trafic extrêmement minuté : une
station émet pendant que l'autre écoute attentivement, selon un planning défini à l'avance. Les "échos" reçus ne
durant parfois que 2 à 3 secondes, on utilise la télégraphie à grande vitesse pour communiquer.
Exceptionnellement, la téléphonie peut être employée, surtout pendant les "pluies" intenses qui ont lieu au mois
d'août. Songez-y, l'été prochain, en regardant les étoiles filantes ! On le voit, radio et astronomie sont également liées.
UN
LOISIR PLUTÔT SCIENTIFIQUE
L'expérimentation scientifique
Nous l'avons vu ci-dessus, les diverses activités des radioamateurs font largement appel aux techniques nouvelles. Pour cette
raison, la communauté scientifique internationale reconnaît certaines qualités aux radioamateurs. Vous imaginez bien que, pour
envoyer un satellite, il faut bénéficier de larges appuis, et de finances assez importantes.
La NASA permet aux radioamateurs d'avoir accès aux données orbitales des satellites. Chaque semaine, toute personne qui le souhaite
peut recevoir les informations concernant un ou plusieurs satellites : il suffit de se connecter sur des serveurs spécialisés,
accessibles à tous via l'INTERNET ou le packet radio.
De même, des grands observatoires internationaux travaillent en relation avec les radioamateurs en ce qui concerne la
radioastronomie, les observations et prévisions relatives à la propagation des ondes etc.
Le soleil a un cycle d'activité influant fortement sur la propagation des ondes radioélectriques. En connaissant bien l'activité
solaire (éruptions en surface etc.), on tire de larges avantages pour l'exploitation des liaisons radio.
De même, une aurore boréale, en dehors du spectacle fabuleux qu'elle offre, n'est pas sans conséquences sur les communications
radio.
Les radioamateurs savent en profiter et guettent, avec intérêt, ces phénomènes qui, en VHF plus particulièrement, provoquent des
"ouvertures", autorisant des contacts à très longue distance.
Vers un métier technique ou scientifique
La pratique du radioamateurisme, avec son école de base, l'écoute, peut déboucher sur l'envie de faire une carrière scientifique
ou de s'orienter vers des métiers techniques.
Un jeune qui s'intéresse de bonne heure à ces techniques, qui prend plaisir à réaliser des petits montages électroniques,
s'orientera plus facilement vers une carrière technique. Il sera avantagé par rapport à ses autres camarades. Dans l'industrie
électronique, on trouve beaucoup de radioamateurs parmi les "responsables". Plus, aux Etats-Unis, les chefs d'entreprise,
les électroniciens, n'hésitent pas à faire figurer sur leur carte de visite professionnelle, leur indicatif de radioamateur !
LES RADIOAMATEURS ET L'AIDE
HUMANITAIRE
L'aide humanitaire
C'est peut-être un des aspects du radioamateurisme les plus connus du grand public. Il y a quelques années, on présentait
bien volontiers le radioamateurisme au travers d'un film " Si tous les gars du monde " où l'on découvrait combien les
radioamateurs peuvent rendre service.
De nos jours, il est fréquent que, lors d'une catastrophe (tremblement de terre, inondation, accident d'avion... ou période de
guerre, comme on l'a vu récemment lors du conflit yougoslave), l'on fasse appel aux radioamateurs capables, sur le terrain, de mettre
en oeuvre des moyens de communication performants en utilisant leur propre matériel. Lors du tremblement de terre de Los Angeles, les
radioamateurs ont immédiatement suppléé au réseau téléphonique en partie détruit... En France, c'est au niveau des préfectures
que se prend ce genre de décision. Une association de radioamateurs volontaires, la FNRASEC, a été créée dans ce but.
Avec des récepteurs simples et peu coûteux, en ayant suivi un petit entraînement, on peut facilement repérer la balise de
détresse d'un avion. Parfois, grâce à une intervention rapide, si le crash n'a pas été trop violent, on peut sauver des vies.
Des radioamateurs, organisés en réseaux de secours, interviennent aussi dans la lutte contre les incendies de forêt. Ils mettent à
la disposition des responsables locaux leur savoir-faire et un matériel de communication léger, bien utile sur le terrain.
Lors du tremblement de terre en Arménie, les amateurs américains ont fait parvenir aux russes des ensembles complets permettant de
rétablir les communications interrompues. On le voit, ici, point de barrière politique !
COMMENT
COMMENCER ?
Nous allons maintenant envisager le cas qui sera
peut-être le vôtre après avoir lu ce texte. Que faire pour découvrir le radioamateurisme ?
Si, dans votre entourage, vous connaissez une personne pratiquant déjà cette activité, il suffit d'aller la voir pour en savoir un
peu plus. Grâce aux adresses que nous vous donnons sur ces pages, vous pourrez entrer en contact avec des associations ou des clubs
susceptibles de vous renseigner, de vous aider à démarrer.
Dans tous les cas, il est indispensable de pratiquer une période d'écoute assez longue avant d'envisager de se préparer à subir le
contrôle des connaissances aboutissant à l'obtention d'une licence d'émission. L'écoute, c'est l'école du radioamateur. Il y
découvre et apprend les manières de procéder pour trafiquer. Nous allons voir comment on peut choisir son matériel...
QUEL
MATERIEL CHOISIR ?
Ce choix est conditionné par votre budget.
Signalons tout de suite que, chez les radioamateurs, on trouve beaucoup de matériels d'occasion, minimisant l'investissement initial.
Attention toutefois à l'état de ce matériel. De même, il existe des boutiques spécialisées, où l'on peut dénicher des surplus
militaires. Souvent encombrants, ils sont parfois inadaptés au trafic amateur et coûtent quelquefois aussi cher que du matériel
moderne d'occasion.
Si vous êtes certain d'être "mordu" par le radioamateurisme et que, sans aucun doute, vous allez passer votre licence
d'émission, autant choisir tout de suite un matériel permettant l'émission et la réception. On appelle cela un "transceiver".
Le premier prix, pour du matériel ondes courtes (on dit "décamétrique"), se situe autour de 8000 F, somme à laquelle il
convient d'ajouter environ 1500 à 2000 F pour une alimentation de puissance (indispensable en émission). En VHF (on appelle ainsi
les très hautes fréquences), les prix peuvent être moins importants. Sur les matériels décamétriques modernes, la réception
couvre une large gamme de fréquences, s'étalant de 100 kHz à 30 MHz, alors que l'émission n'est prévue que sur les bandes
"amateurs". On peut donc écouter toutes sortes d'émissions, allant des radios internationales au trafic maritime, en
passant par les radioamateurs. C'est un atout indiscutable.
L'antenne
C'est l'élément principal de la station. Une mauvaise antenne et un excellent récepteur ne donneront jamais de bons
résultats. Il faut donc envisager toutes les possibilités qui s'offrent à vous.
L'antenne la plus simple, et la moins onéreuse, est constituée d'un simple fil, tendu le plus haut possible, de manière qu'il soit
bien dégagé des obstacles et des sources de parasites environnants. Avec une dizaine de mètres de fil, on obtient déjà de bons
résultats. Une autre solution peu coûteuse consiste à fabriquer une antenne verticale, réalisée à partir d'un tube d'aluminium
ou de cuivre. Bien dégagée, elle aura d'honorables performances. Ce type d'antenne peut aussi être monté directement au sol, dans
un jardin par exemple, à condition d'être accompagnée d'une bonne prise de terre. Un tube de 5 mètres de haut donne de très bons
résultats.
Les deux types d'antennes décrits ci-dessus seront avantageusement complétés par un "coupleur". Cet appareil, peu
coûteux, est décrit dans les ouvrages et revues spécialisés. Sa réalisation est à la portée de tout amateur.
Plus onéreuses, mais aussi beaucoup plus performantes, les antennes "directives" à plusieurs éléments permettent de
favoriser la réception (et l'émission) dans une direction donnée, tout en atténuant les brouillages provenant d'autres directions.
Elles doivent être installées sur un moteur, commandé depuis la station, pour les orienter dans la bonne direction.
L'antenne a encore plus d'importance sur les très hautes fréquences. Il est inutile d'envisager une quelconque activité dans ce
domaine sans une bonne antenne. Qui plus est, le site doit être bien dégagé car la portée est "optique". Si vous habitez
sur une hauteur, ou dans un grand immeuble, les très hautes fréquences vous apporteront beaucoup de satisfaction. Par contre, si
vous habitez dans une vallée, n'envisagez pas cette activité, sauf si vous êtes prêts à partir trafiquer sur les hauteurs
avoisinantes ce qui peut être, aux beaux jours, l'occasion de passer d'agréables moments dans la nature.
Les antennes électroniques contiennent un circuit amplificateur. Comme les autres antennes intérieures, elles sont toujours très
décevantes. Elles collectent autant les parasites que les signaux utiles. Ce sera vraiment la dernière solution à retenir, après
avoir envisagé toutes les autres.
Les antennes constituent un champ d'expérimentation à la fois très vaste et privilégié. En effet, leur construction et leur mise
au point demandent davantage de patience et de savoir-faire, que d'investissements financiers.
Le récepteur
Les récepteurs qui conviennent à l'écoute des bandes radioamateurs (et des autres) sont appelés " récepteurs de
trafic ". D'occasion, on en trouve à un prix voisin de 3000 F. Pour du matériel neuf, le prix est voisin de 6000 F.
Un conseil : évitez les petits récepteurs conçus pour recevoir les radios internationales (sauf si vous n'envisagez que cette
activité). Même munis d'une position BLU, ils sont forts décevants pour l'écoute des radioamateurs. Choisissez un "récepteur
de trafic" qui vous permettra des écoutes confortables et, par la suite, la réception des radiotélétypes ou autres modes
d'émission.
Dès le début, vous prendrez soin de noter les fréquences sur lesquelles vous entendrez les émissions intéressantes, afin de les
retrouver facilement. Sachez qu'il existe des livres qui sont véritables répertoires par modes de transmission.
L'écoute est liée à la propagation des ondes. Celle-ci étant elle-même fonction de paramètres tels que l'heure du jour, il ne
faut pas s'attendre à recevoir des Américains ou des Australiens sur n'importe quelle fréquence à n'importe quelle heure du jour.
Avec l'habitude vous percerez les secrets de la propagation, pour découvrir que les bandes de fréquences les plus basses sont
surtout ouvertes pendant la nuit. C'est pour cette même raison que, sur les petites ondes, vous recevez le soir de très nombreuses
stations de radiodiffusion.
Les brouillages sont également plus intenses et il faudra exercer son oreille à distinguer l'émission utile parmi les parasites.
Cette chasse silencieuse se pratique de jour comme de nuit et demeure passionnante.
Pour pratiquer l'écoute des bandes " radioamateur " et celle des stations de radiodiffusion internationales, il n'est pas
nécessaire de disposer d'une licence spéciale et aucun contrôle des connaissances n'est requis.
Par contre, en aucun cas, l'écouteur ne devra divulguer la teneur et le contenu des émissions qu'il aura captées.
L'émetteur-récepteur
Vous êtes décidé, la licence c'est pour demain. Si vous ne possédez pas encore d'émetteur, ou d'émetteur-récepteur (on
dit également "transceiver"), il va falloir investir !
Le marché est partagé entre de grandes marques qui proposent toutes le même type de matériel. Votre compte en banque va vous
guider. En général, plus un transceiver est cher, plus il offre de possibilités. Pour tous, la puissance est de l'ordre de 100 W,
sauf sur certains modèles où elle est limitée à 10 W... ou peut atteindre 200 W.
La puissance (et l'antenne) conditionne la portée des émissions.
La différence de prix résulte surtout du nombre de circuits annexes offerts en série par le constructeur. Les matériels les plus
chers sont équipés d'accessoires rendant le trafic plus confortable (par exemple, en facilitant l'élimination des parasites ou en
permettant de mettre des fréquences en mémoire afin de les retrouver instantanément).
Les différents modes d'émission utilisés en ondes courtes sont le télégraphie (CW), la téléphonie en Bande Latérale Unique
(BLU ou SSB) et le radiotélétype (RTTY) et ses dérivés numériques. La modulation de fréquence (FM), bien qu'utilisée sur la
bande des 10 m, demeure très marginale. Par contre, en VHF, elle est très prisée pour les liaisons locales, de par ses qualités,
tant en émission qu'en réception.
Peut-on construire son matériel ?
Cette question est justifiée. Jusqu'au début des années 70, de nombreux amateurs construisaient entièrement leur station d'émission-réception,
soit à partir de kits complets, soit en s'inspirant de schémas publiés dans des revues spécialisées. Si la première solution
présente assez peu de difficultés pour tous ceux qui savent tenir un fer à souder et qui possèdent un minimum de connaissances en
électronique, la seconde n'est à envisager que par les véritables techniciens, disposant de certains appareils de mesure.
Il est difficile, de nos jours, d'égaler la qualité du matériel de construction industrielle, tant en aspect qu'en performances.
Malgré cela, quelques radioamateurs exigeants continuent à réaliser tout leur matériel. D'autres optent pour des kits. Ceux qui se
lancent dans l'aventure éprouvent davantage de plaisir en trafiquant, mais ont passé de nombreuses heures à effectuer des mises au
point souvent délicates.
Par contre, s'il est difficile de construire un récepteur performant, la réalisation d'un petit émetteur fonctionnant en
télégraphie est envisageable. De même, en VHF, un émetteur-récepteur FM peut être réalisé par un amateur soigneux. Enfin,
certains accessoires tels que les amplificateurs, petits appareils de mesure, antennes etc. sont, là encore, à la portée d'un bon
bricoleur. Ainsi, on continue à trouver de nos jours des radioamateurs qui construisent, pour leur plus grand plaisir, tout ou partie
de leur matériel. Les plus doués parviennent à obtenir des performances supérieures à celles des appareils commerciaux.
A titre indicatif, pour une station décamétrique de base, il faut envisager un budget de l'ordre de
7000 F, si l'on achète tout le matériel.
Bien sûr, comme pour les voitures, il existe des stations radio "super-équipées" dont la valeur peut atteindre, voire
dépasser, les 50 000 F.
L'ÉCOUTE
SEULE
L'écoute, c'est l'école du radioamateur. Il y
découvre et apprend les manières de procéder pour trafiquer.
Certains amateurs préfèrent ne pas faire d'émission. Leur plaisir consiste à écouter les autres, que ce soient des radioamateurs
ou des stations commerciales. Il est vrai que l'écoute constitue un passe-temps agréable et varié, qui n'impose pas les mêmes
contraintes matérielles que l'émission.
Les amateurs d'écoute s'appellent des SWL, abréviation de Short Waves Listener (écouteur d'ondes courtes). On dit aussi "
Radioécouteur ".
L'écoute des radioamateurs
Le trafic radioamateur est permanent. Il n'est pas une heure du jour ou de la nuit sans activité sur les bandes
décamétriques ("ondes courtes"). Entendre une station polynésienne trafiquer avec le monde entier, suivre les efforts
réalisés par les correspondants pour vaincre les différents brouillages et les aléas de la propagation, est tout aussi grisant que
de réaliser le contact.
Les écouteurs, titulaires d'une licence spéciale, sont reconnus par les radioamateurs comme des amateurs à part entière.
D'ailleurs, certains feraient d'excellents opérateurs car savoir écouter est une règle d'or en radio.
L'écoute des stations radiodiffusion
Elle est passionnante. Entendre, en pleine nuit, une petite station locale située quelque part dans la jungle amazonienne, se
bercer aux sons d'une musique des îles, ou écouter les commentaires politiques de Radio Pékin est toujours amusant. Le dépaysement
est garanti ! La puissance de ces stations varie de quelques dizaines de watts à plusieurs mégawatts !
Quand l'identification des stations n'est pas connue, il faut attendre la diffusion d'informations, ou se baser sur le genre de
musique entendue, pour tenter de les reconnaître. Mais beaucoup de ces stations internationales émettent régulièrement en
plusieurs langues (dont le français).
Cela peut être aussi une excellente occasion pour améliorer la connaissance d'une langue vivante.
Certains amateurs vont jusqu'à envoyer à ces stations "officielles" des reports d'écoute, spécifiant les conditions de
réception : force du signal, interférences, bruits parasites. En retour, ils reçoivent des documentations, des fanions, des cartes
postales accompagnées de remerciements.
Les "broadcast", comme on appelle ces stations radio, ont toujours un service "international" reconnaissant envers
ces auditeurs spécialisés. Parfois, elles diffusent des émissions spécialement destinées aux "SWL".
Les radioécouteurs ont leurs propres associations. Voir les adresses à la fin de ce texte.
La réception des télévisions lointaines
En étendant l'écoute au sens large, on peut faire état de ces nombreux amateurs qui regardent les émissions télé venant
de très loin. Il suffit de posséder une antenne directive adaptée, un téléviseur "multistandard" (à peine plus cher
qu'un poste normal), quelques connaissances sur la propagation et une bonne dose de patience. De mai jusqu'en octobre il est fréquent
de recevoir des émissions en provenance d'Espagne, d'Italie, de Suède ou de Grèce.
Parfois, on a la surprise de recevoir furtivement quelques bribes d'émissions en provenance de pays beaucoup plus éloignés.
Ces amateurs ne sont pas des téléspectateurs moyens (comme ceux qui reçoivent facilement ces émissions grâce à une antenne
parabolique et aux satellites). Ils sont toujours prêts à photographier la mire ou une image caractéristique permettant
d'identifier l'émetteur reçu. C'est en quelque sorte, l'homologation d'une performance. Certains soirs d'été, il est possible de
suivre une émission pendant 2 ou 3 heures, comme s'il s'agissait de l'une des chaînes nationales.
L'ADMINISTRATION
ET L'EXAMEN RADIOAMATEUR
Le service radioamateur est reconnu par l'administration qui en donne la définition suivante :
"... service de radiocommunication ayant pour objet l'instruction individuelle, l'intercommunication et les études
techniques, effectué par des amateurs, c'est-à-dire par des personnes dûment autorisées, s'intéressant à la technique de la
radioélectricité à titre uniquement personnel et sans intérêt pécuniaire..."
Le radioamateur est apprécié à sa juste valeur au point que, lorsqu'un jeune est appelé à faire son service militaire, il pourra
demander son incorporation dans un Service des Transmissions, faveur qui, en général, lui sera accordée.
Se préparer au contrôle des connaissances
ATTENTION, LES CONDITIONS D'EXAMEN ET LA
REGLEMENTATION VONT CHANGER EN 1998...
Pour pouvoir émettre, il faut être titulaire d'une autorisation délivrée par les Télécommunications. Un contrôle des
connaissances aboutit à la délivrance d'un certificat d'opérateur et d'une licence d'émission. Titulaire de son certificat
d'opérateur, le radioamateur reçoit un indicatif d'appel et doit s'affranchir d'une taxe annuelle afin de reconduire sa licence.
En France, il existe 4 classes d'amateurs : A, B, C, et E différenciées également par des indicatifs d'appel. Les deux premières
sont ouvertes aux jeunes, dès l'âge de 13 ans. Les contrôles de connaissances sont différents, selon que l'on désire opérer
seulement en VHF-UHF (classes A et C) ou sur toutes les bandes, y compris les bandes décamétriques (classes B et E). Suivant les
critères propres à la classe de licence obtenue, on sera plus ou moins limité en puissance et en fréquences. Le certificat
d'opérateur le plus complet (classe E) autorise la pratique de la téléphonie et de la télégraphie sur toutes les bandes avec la
puissance maximale allouée aux radioamateurs.
Demandez le programme !
Le test donnant accès aux bandes radioamateurs demande un petit effort de la part du candidat. S'il n'est pas indispensables
d'être électronicien de formation pour réussir, il est nécessaire de posséder quelques connaissances techniques et de bien
connaître la réglementation. Un programme a été établi par l'administration : il suffit de le demander afin de l'obtenir : le
fascicule est disponible auprès de l'ART contre 40 F. En gros, ce programme comprend des questions relatives à l'électricité, aux
bases de l'électronique, à la radio (antennes, constitution d'un émetteur), à la réglementation, aux procédures de trafic. Nous
vous donnons dans ce répertoire la réglementation en vigueur. Pour l'épreuve de télégraphie, il faut savoir lire au son et
manipuler à la vitesse de 10 mots par minute.
Le contrôle des connaissances
Le contrôle des connaissances a lieu dans un centre régional spécialisé. Les questions sont de type "choix multiple"
(QCM) et apparaissent sur l'écran d'un Minitel. Il suffit de désigner la bonne réponse. Le candidat obtient son résultat
immédiatement après l'épreuve.
Pour s'y préparer, il existe de nombreux ouvrages, des cours, mais rien ne vaut l'aide d'un radioamateur expérimenté ou celle que
l'on pourra trouver au sein d'un radio-club. Il existe aussi une association, véritable école du radioamateur, l'A.I.R, dont le
siège est à Paris.
Un peu avant le jour "J", le candidat pourra contrôler lui-même ses connaissances en accédant au serveur Minitel de
l'administration et en répondant au même genre de questions qui lui seront posées plus tard.
L'indicatif d'appel
Après avoir subi avec succès son examen, le candidat devenu radioamateur recevra, après un délai plus ou moins long, son indicatif
d'appel. Dans le monde, chaque pays se voit attribuer par un organisme international, des séries d'indicatifs, pour les aéronefs,
les navires et les radioamateurs.
En Italie, ils commencent par la lettre I, en Grande-Bretagne par G, en Allemagne par D. En France, on l'aurait deviné, ils débutent
par la lettre F (pour la Corse c'est TK).
Les indicatifs attribués ces dernières années étaient du type F1, F5 et maintenant F4 et F8 suivis de trois lettres.
En vous reportant à la législation vous aurez le détails des attributions des indicatifs.
Les indicatifs attribués aux radio-clubs sont en général de la série F5 ou F8 suivis de la lettre K.
Exemple : F8KYZ.
Quelques préfixes
F France
I
G
D
EA
ON
HB
LX
PA
CT
EI
SM
W, K
U, R
7X
LU
CN
JA
BY
VK
ZS
6W
PY
VE
Italie
Angleterre
Allemagne
Espagne
Belgique
Suisse
Luxembourg
Pays-Bas
Portugal
Irlande
Suède
U.S.A.
C.E.I
Algérie
Argentine
Maroc
Japon
Chine
Australie
Afrique du Sud
Sénégal
Brésil
Canada
Les devoirs du radioamateur
Autorisé à émettre, le radioamateur devra consigner tout son trafic sur un cahier appelé "journal de trafic" (ou carnet
de trafic). A tout moment, un fonctionnaire mandaté par l'administration peut demander à voir ce document. Sur le "journal de
trafic" sont inscrites toutes les liaisons effectuées par la station (indicatif des correspondants, jour, heure, mode
d'émission etc.).
De plus, le titulaire doit y consigner toutes les modifications apportées au matériel dont il dispose.
LES
PREMIERS PAS EN TRAFIC
Les premiers contacts sont les plus émouvants. Après s'être préparé pendant de longs mois, avoir écouté les autres, le
radioamateur peut enfin établir des liaisons appelées "QSO" (ces abréviations forment le code Q et ont leur raison
d'être en télégraphie. En téléphonie, elles sont souvent utilisées "par habitude").
Selon ses goûts, le radioamateur recherchera différents types de trafic. Les uns aiment rencontrer le plus de gens pour nouer des
liens d'amitié à travers la radio, les autres rechercheront les stations rares ou lointaines.
La langue
L'anglais est le plus employé. Ce n'est pas un obstacle dans le sens où une liaison, pour être valable, ne demande pas la maîtrise
d'un vocabulaire étendu. On échange en général, son prénom, le nom de la ville où l'on se trouve, une brève description de la
station et des conditions météo locales.
Le contenu
Par contre, rien n'interdit de se lancer dans des discussions beaucoup plus longues (à condition qu'elles restent dans le cadre des
autorisations) si le correspondant est d'accord. Savoir quelles sont les passions de l'autre, avoir une idée de la météo, obtenir
des renseignements sur la ville où il habite etc., contribue à créer des liens qui font que, un jour, cet opérateur contacté par
hasard vous rappellera s'il vous entend. On peut ainsi entretenir son vocabulaire dans une langue étrangère, tout en maintenant des
liens d'amitié avec un radioamateur situé à des milliers de kilomètres.
Les échanges
Toute liaison établie entre 2 stations d'amateurs se solde, en général, par l'échange de cartes appelées "QSL" (nous y
reviendrons). Parfois, les échanges vont plus loin et il arrive que l'on reçoive des courriers, des timbres, des documentations sur
le pays, voire une invitation ou un coup de téléphone si votre correspondant, devenu un ami, passe quelques jours en France.
La chasse aux stations rares
Elle constitue une activité passionnante. Imaginez seulement que certaines petites îles du Pacifique ne sont pas habitées et que,
pour quelques jours, une équipe de radioamateurs décide d'y faire une "expédition". Emettant avec un indicatif spécial,
cette station va véritablement déchaîner un trafic de tous les coins du monde. Les radioamateurs de tous les pays, mis au courant
de l'expédition, vont tenter d'établir un contact qu'ils ne renouvelleront peut-être jamais. Là, si l'on ne dispose pas d'une
grande puissance, il conviendra d'être astucieux pour se faire entendre au milieu du brouhaha.
Les diplômes
Pourquoi concentrer tant d'énergie pour contacter une station rare ? Tout simplement parce que la communauté radioamateur mondiale
décerne un grand nombre de diplômes d'origines diverses. Le plus célèbre, le DXCC, demande au postulant d'avoir contacté au moins
100 contrées différentes (pays ou régions de pays) parmi les quelque 350 reconnus. Comme preuve du contact, il faut fournir cette
fameuse carte que l'on obtient normalement après quelques semaines. Là commence l'angoisse car certains radioamateurs peu scrupuleux
n'envoient la carte que très tard, voire jamais ! Si ces diplômes n'ont rien d'académique, ils donnent un but au trafic de tous les
jours.
La carte QSL
Objet d'une chasse au diplôme, ou simple élément d'une collection peu ordinaire, la carte QSL matérialise le premier contact
établi avec une station. Son nom vient du code Q, utilisé en télégraphie, et signifie "accusé de réception". Elle est
vite devenue la "carte de visite" du radioamateur.
Chacun met au point d'honneur à concevoir une carte originale, humoristique, image de son pays ou reprenant un thème technique.
Certaines sont de véritables chefs-d'oeuvre artistiques. D'autres, très rares, sont recherchées car elles émanent du seul
radioamateur actif d'une lointaine contrée ou d'une personnalité célèbre (le roi Hussein de Jordanie est connu sous l'indicatif
JY1).
Après avoir fait de nombreux projets et maquettes, le radioamateur fera imprimer sa carte. Elle devra répondre à certaines normes,
tant pour sa taille que pour son contenu. Il faudra éviter de choquer le correspondant avec un thème ou un humour que sa
civilisation ne comprendrait pas.
Ces cartes sont envoyées directement, à l'adresse de leur destinataire (un répertoire mondial des radioamateurs est édité chaque
année) ou transitent par un bureau spécialisé, géré par les associations nationales. Cette dernière solution étant plus
économique.
Après quelques années de trafic ou d'écoute, on possède plusieurs centaines de cartes constituant une collection qui étonne
toujours.
Les concours
Nous avons vu que les radioamateurs chassent les diplômes ; ils organisent également des concours. En règle générale, ces
concours ont lieu pendant les week-ends. Leur but est de stimuler l'activité et de favoriser le contact avec des régions
géographiques rares ou, tout simplement, de se dépasser en effectuant un genre de trafic demandant beaucoup de rigueur et
d'organisation. Plusieurs dizaines de milliers de contacts peuvent être réalisés par une équipe en un week-end.
Un opérateur seul, bien organisé et entraîné, dépassera le millier de liaisons.
Un classement national ou international intervient. Figurer dans les premières places est un honneur et une récompense. Beaucoup
d'amateurs profitent de ces concours pour aligner des nouveaux pays à leur tableau de chasse.
Le nombre de points obtenus est, selon les concours, fonction du nombre de liaisons établies, des zones géographiques contactées,
des préfixes accumulés etc.
Pendant ces journées, le trafic au sein d'un radio-club trouve tout son intérêt. Les opérateurs se succèdent au micro ou au
manipulateur, d'autres les assistent pour noter les liaisons établies ou préparent la cuisine et les boissons. En principe,
l'ambiance est au beau fixe et la bonne humeur de rigueur.
Conçus comme des rencontres sportives, les concours offrent en récompense des coupes que l'on garde jalousement et qui sont
fièrement exhibées. Il n'est pas rare, en fin de manifestation, d'entendre des opérateurs à la voix éraillée, fatigués de
lancer des appels mais contents d'avoir améliorer leur précédent score.
Les expéditions
Certaines parties du monde sont si petites qu'on n'y trouve pas de radioamateur actif en permanence. Des groupes se forment alors et
montent une expédition sur ces terres, parfois lointaines. La préparation commence par des démarches administratives visant à
obtenir le droit d'émettre et un indicatif. Ensuite, il faut choisir et réunir le matériel. Fiabilité des appareils qui seront
confrontés à des problèmes de température ou d'humidité, contraintes de poids et de volume pour le voyage en avion, sont autant
de points qui nécessitent un examen sérieux !
Prévenus longtemps à l'avance, les radioamateurs du monde entier attendent avec impatience l'événement. Les plus généreux
envoient à l'équipe une participation financière. C'est à dire combien ils tiennent à faire le contact ! Et c'est le grand jour,
celui du premier appel, où l'on tire parfois au sort l'heureux élu qui prendra en premier le micro. Dès qu'il est entendu, des
dizaines de stations répondent en même temps et il faut beaucoup d'entraînement et de rigueur pour satisfaire tout le monde.
En parallèle sur le trafic radio vient se greffer toute une ambiance avec la découverte d'un nouveau pays, la rencontre avec les
habitants, souvent étonnés par tant de matériel, et le climat d'une équipe survoltée et enthousiaste. Ainsi, en quelques jours de
trafic, des dizaines de milliers de liaisons sont établies.
Au retour, en même temps que le plaisir de regarder quelques belles diapos, viendra le temps des cartes "QSL".
Jamais vous ne recevrez autant de courrier qu'en cette occasion ! Fort heureusement, les correspondants qui tiennent à recevoir votre
carte "QSL" en retour, prennent soin de participer aux frais d'envoi.
COMMENT
ET OU INSTALLER SA STATION RADIO ?
L'installation de la station
Ce détail n'a l'air de rien au début, mais il revêt vite un caractère essentiel. Comment et où installer sa station radio ?
Ce sera fonction de la place dont vous disposez. Il faut tenir compte de quelques impératifs. L'endroit choisi doit permettre
l'arrivée du ou des câbles d'antenne. Il faut également disposer d'une source de courant et d'une bonne prise de terre. Le
matériel radio, comme tout matériel électronique, est assez fragile, sensible à l'humidité ou à la chaleur excessive. Pensez-y
avant de décider l'installation dans une cave, un sous-sol, ou sous des combles surchauffés.
On démarre souvent avec un seul appareil mais la passion aidant, on se retrouve quelques années plus tard avec un matériel
encombrant. Dans la salle à manger familiale, ça fait un peu désordre ! Dans le placard de l'entrée, ça risque de ne pas tenir.
Et puis il y a le bruit. Ca n'a l'air de rien au début car, tant qu'on fait de l'écoute, le casque sur les oreilles, on ne gêne pas
beaucoup son entourage. Par contre, dès qu'on commence à émettre, toujours le casque sur les oreilles pour mieux entendre le
correspondant lointain, on ne s'entend plus parler. Gare alors aux enfants qui dorment ou au grand frère qui écoute le dernier tube
à la mode ! Une station modeste pourra tenir dans un petit secrétaire. Plus encombrante, il faudra prévoir une pièces entière, un
coin aménagé du garage ou du grenier, si l'on veut éviter les conflits familiaux.
Les antennes peuvent être installées (attention, en collectivité il peut y avoir des interdictions) en faisant appel à des amis ou
à un installateur professionnel. Dans ce domaine, il ne faut rien négliger si l'on ne veut pas tout retrouver par terre au premier
coup de vent. Une bonne assurance vous fera dormir sur les deux oreilles. Imaginez un peu que tout dégringole sur la toiture du
voisin !
Le radioamateur bénéficie d'un "droit à l'antenne" contre lequel on ne peut aller que sous des motifs sérieux.
DEVENIR
RADIOAMATEUR
Nous vous avons fourni ici un grand nombre de renseignements sur l'émission d'amateur. Si les limitations imposées vous gênent, si
le contrôle des connaissances vous semble inaccessible, mais que la communication par radio vous tente, vous pouvez toujours vous
lancer dans le trafic CB...
Par contre, si nous avons réussi à vous inoculer le virus du radioamateurisme et que vous vous sentez prêt à travailler pour
installer votre station, et à subir le contrôle des connaissances, il vous reste à entrer en contact avec d'autres radioamateurs.
Cette étape vous évitera peut-être de commettre des erreurs ou de vous égarer lors du choix du matériel.
Le radioamateur du coin
C'est vrai, vous l'aviez déjà remarquée, cette grande antenne ! En le demandant poliment, et en lui faisant part de vos intentions,
le propriétaire de cette station radio vous ouvrira certainement sa porte. Cela fait partie de "l'esprit amateur". Il vous
fera même une petite démonstration et répondra à vos questions. Il regrettera peut-être que le peu de temps libre dont il dispose
ne lui permette pas de vous aider à préparer l'examen. Mais il connaît l'adresse d'un radio-club...
Le radio-club local
Dans le cadre de la maison de jeunes et de la culture de la commune voisine, ou au sein d'une entreprise privée, des passionnés se
regroupent régulièrement autour d'activités diverses. Préparation au contrôle des connaissances, apprentissage de la
télégraphie, réalisation de montages électroniques, trafic radio au moyen de la station du club. L'accueil réservé au nouveau
venu est, en général, chaleureux. N'hésitez pas à poser des questions : on ne vous rira pas au nez car tout le monde a été
débutant un jour. En devenant membre du club, vous pourrez à votre tour bénéficier de l'expérience des autres.
Les revues d'électronique générale
Elles accordent assez de place à la communication d'amateur mais peuvent servir de base à la constitution d'une documentation
technique pour ceux qui voudraient construire du matériel.
Les revues spécialisées
MEGAHERTZ magazine
Ce mensuel est diffusé, en kiosques et sur abonnements, depuis 15 ans et l'équipe qui l'anime gravite dans le milieu de la
communication radioamateur depuis plus de 30 ans. Elle possède donc une expérience incontestable qui lui permet d'aider et de
renseigner les débutants. Tous les mois, la revue offre des descriptions techniques, des bancs d'essai de matériels, des
informations concernant le trafic en provenance du monde entier, des reportages en couleurs.
Radio-REF
C'est le bulletin mensuel de l'association nationale, le Réseau des Emetteurs Français (Association Loi de 1901). Seuls les
adhérents ou les abonnés peuvent le recevoir car il n'est pas disponible dans les kiosques.
RENSEIGNEMENTS
ET ADRESSES UTILES
SRC MEGAHERTZ magazine
La Croix aux Beurriers - BP 88
35890 LAILLE
Tél. : 02.99.42.52.73+
REF
Réseau des Emetteurs Français
BP 2129
37021 TOURS Cedex
Tél. : 02.47.41.88.73
http://www.ref.tm.fr
A.I.R
Association Internationale des amateurs Radio
Ecole du Radioamateur
BP 2835
75028 PARIS Cedex
Tél. 01.42.60.47.74
http://members.aol.com/f8air
FNRASEC
13 rue Fernand Pelloutier
37000 TOURS
Tel : 02.47.28.52.5265
http://www.fnrasec.org
E-mail : fnrasec@fnrasec.org
U.E.F
Union des Ecouteurs Français
BP 31
92242 MALAKOFF Cedex
Fax : 01.46.54.06.29
http://persoweb.francenet.fr/~tsfinfo/uef.html
U. R. C.
25, allée des Princes
95440 ECOUEN (France)
E-mail : f8urc@urc.asso.fr
Bureau QSL URC B.P. 25
32800 EAUZE
http://www.urc.asso.fr
ART
Autorité de Régulation des Télécommunications
(fascicule descriptif)
7 square Max Hymans
75730 PARIS CEDEX 15
Tél. : 01.40.47.71.98
CGR
Centre de Gestion des Radiocommunications
BP 61
94371 SUCY-EN-BRIE-Cedex
Tél. : 01.45.95.33.00
Serveur minitel de l'administration
(informations, adresses, entraînement examen)
3614 AMAT
La liste des centres d'examen régionaux figure sur le fascicule distribué par la DGPT
(c) Denis BONOMO, rédacteur en chef de MEGAHERTZ magazine est l'auteur de cette présentation sommaire du
radioamateurisme.
Aucune reproduction ne pourra en être effectuée sans son autorisation écrite.
MEGAHERTZ magazine - 1, tr. Boyer - 13720 La BOUILLADISSE - FRANCE
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